Archives de catégorie : Urbanisme

Le couvent des sœurs grises à Amiens en danger?

Les Amiénois s’inquiètent, à juste titre, des projets de la Municipalité concernant l’ancien couvent des sœurs grises, dont il ne reste que des ruines, rue Henriette Demuin, à Amiens. Cet édifice, qui date de 1486, et qui a accueilli des sœurs du tiers ordre franciscain, fuit reconstruite au 16ème siècle et au 18ème siècle, par les frères Duthoit. il n’a pas résisté aux bombardements allemands, lors de la dernière guerre. Il reste des ruines, assez élégantes, en plein centre ville. Cela intéresse les promoteurs immobiliers. La Municipalité jure ses grands dieux qu’il n’est pas question de leur céder. Cependant, on peut avoir des doutes. Le besoin d’argent peut justifier beaucoup de compromis.
Les Amiénois ne comprendraient pas que ce lieu soit inclus dans une logique marchande. Un lieu culturel vivant serait une piste de réflexion. Des troupes de théâtre ont déjà investi les lieux, à la belle saison, autrefois: exemple-le metteur en scène J.M Bonillo.

Rappelons-nous: Quand Gilles De Robien a voulu vendre à des promoteurs le bois de Frémontier, qui appartient à la ville, une pétition a circulé et le Conseil Municipal a renoncé.

Pourquoi ne pourrait-on pas faire de même pour le Couvent des sœurs grises?

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Paris-Londres, en T.G.V, par Amiens, en 2heures 30, c’est fini !

Le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures a officiellement recommandé l’abandon de l’électrification de la section ferroviaire Amiens-Rang-du-Fliers.

Cette nouvelle est passée inaperçue…Le Courrier Picard, même, qui s’en est fait l’écho le 11 Février 2018 dernier, ne fait pas état des véritables enjeux de cette modernisation ferroviaire.

Il y est question des 83 KM à électrifier entre Amiens et Rang-du-Fliers pour un coût de 222 millions d’€, que l’Etat ne veut pas débourser. Et, aussi des 10 rames bi-modes (diesel et électrique) que Bernard Cazeneuve, en 2017, avait promises pour remédier à l’humiliant changement de motrices, à Amiens, afin de passer de l’électrique au diesel (8 minutes).

Et pourtant ! Qui se souvient du projet de faire passer une L.G.V (Ligne à grande vitesse) par Amiens, venant de Paris et allant à Calais ? Qui se souvient que ce TGV devait mettre Londres à 2h30 de Paris et concurrencer l’avion, en permettant aux Londoniens et Parisiens d’aller de centre ville à centre ville ? Qui se souvient que l’ancien Conseil Régional du Nord Pas de Calais a réalisé la mise aux normes des voies Rang- du –Fliers- Calais pour pouvoir équiper facilement en caténaires les futures lignes à électrifier ?

On peut, certes, se féliciter que la Région Hauts de France ait voté la poursuite des études de ce projet, mais elle a signifié, également, qu’elle ne ferait rien au-delà, sans l’appui de Réseaux Ferrés de France et de l’Etat.

Alors, on peut se poser une question. Continuer la lecture de Paris-Londres, en T.G.V, par Amiens, en 2heures 30, c’est fini !

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Amiens perd ses habitants….

Amiens n’est pas une ville attractive. Le dernier recensement de l’INSEE constate qu’Amiens a perdu des habitants entre 2010 et 2015(-0,1%); au profit des communes périurbaines.

Amiens compte, en 2015, 132.874 habitants soit -0,1%, par rapport à 2010. Les communes périurbaines de moins de 2000 habitants en gagnent, au point qu’elles représentent presque la moitié des 571.879 habitants de la Somme.
C’est ce qu’on appelle une urbanisation en tâche d’huile. Celle ci implique des trajets pendulaires des Amiénois qui travaillent à Amiens et l’appel à des infrastuctures adaptées: allongement des trajets de bus, crêches,écoles, services de police et d’incendie, maison de retraite, école de proximité….
Dans le même temps, les centres ville se desertifient. Les Municipalités tentent y remédier en jouant sur le stationnement gratuit,en surface où en parking souterrain, sur le prix des transports collectifs, sur la localisation des lieux de culture et d’Enseignement… Continuer la lecture de Amiens perd ses habitants….

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Responsable, vous dîtes responsable?

Alain Gest, Président d’Amiens Metropole, « botte en touche ». Il n’est pas responsable de la chute des supporters Lillois sur la pelouse du stade de la Licorne, le 30 Septembre dernier.

Même si les experts déclarent qu’il y a des « anomalies dans les « fixations des barrières métalliques » et « un manque d’entretien », A.Gest déclare que les commissions municipales de sécurité ne lui ont rien signalé et qu’on ne peut pas entretenir quelque chose dont les défauts ne sont pas remontés jusqu’à lui.

Mr Gest, n’êtes vous pas le Président d’Amiens Métropole ? Les commissions municipales de sécurité ne sont-elles pas composées à 90% de personnels relevant de votre autorité (élu, fonctionnaires municipaux, police municipale…) ? Ne manquez-vous pas à tous vos devoirs en mettant en cause les personnels de vos services et en n’assumant pas la responsabilité qui est la votre dans cette affaire ?

Ce serait votre honneur, pourtant, de le faire, plutôt qu’à mot couvert, d’accuser les fonctionnaires territoriaux de ne pas faire leur travail.

Jean-françois Liquier

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La citadelle enfin rendue aux étudiants

L’Université de Picardie-Jule Verne dans les locaux de la Citadelle : enfin !

Le Courrier Picard relate la promesse d’Alain Gest, Président de la Métropole d’Amiens, de remettre les clés de la Citadelle à Mohammed Bensalem, Président de l’Université Picardie-Jules Verne, le 9 Février 2018, avec deux ans de retard et un dépassement de budget de 10 millions.

Certes. Pas un mot, cependant, sur la Municipalité précédente, conduite par Gilles Demailly, qui a initié le projet, choisi l’architecte Renzo Piano, provisionné les sommes nécessaires pour le réaliser.

C’est la règle du jeu. Une municipalité commence une réalisation d’une importance majeure pour la Cité et pleine d’avenir pour sa jeunesse, et une autre inaugure.

Ce qui est inquiétant, c’est le nombre de places de parking qui sont prévues par la nouvelle Municipalité : 800 places. C’est le « tout voiture » introduit dans un projet initial, qui n’en comportait aucune et pour cause : les transports collectifs, qui devaient assurer les déplacements des étudiants, misaient sur le tramway a proximité des salles de cours et des amphithéâtres. Continuer la lecture de La citadelle enfin rendue aux étudiants

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