Communiqué de la Fédération de la Somme du Parti Socialiste

Alors que l’Etat, depuis 2012, mène une politique éducative ambitieuse (rétablissement de la formation initiale des enseignants, création de 60.000 postes, réforme de l’éducation prioritaire et accueil des enfants dès 2 ans…), le Conseil départemental de la Somme a choisi de se désinvestir massivement d’une compétence pourtant obligatoire.

Lors de la Commission Education-Culture-Sport qui s’est tenue le 11 octobre, l’exécutif départemental a révélé ses nouveaux modes de calcul pour établir la dotation de fonctionnement des collèges pour 2017 :
– Baisse généralisée de 7% des dotations de fonctionnement
– Baisse équivalente des crédits pour permettre l’apprentissage sommede la natation.
– Baisse équivalente des crédits pour les travaux urgents, le petit matériel ou le fonctionnement des ateliers-relais pour les élèves en difficulté.
– Ponction sur les fonds de roulement des établissements pour assurer le paiement de la redevance déchets

C’est, pour le seul budget supplémentaire 2016, plus de 444.000 € qui ne seront pas versés aux collèges, malgré l’inscription au Budget primitif.

A cette baisse, sans précédent dans l’histoire de la collectivité, s’ajoute la volonté de privatiser l’entretien des locaux scolaires.

Mardi 18 octobre, un nouveau projet d’organisation sera présenté devant les principaux de collèges : tout départ à la retraite d’un agent d’entretien sera remplacé par un contrat aidé, puis, quand le nombre d’agents titulaires ne sera plus suffisant, une externalisation de l’entretien des locaux sera imposée.
Dans les mois qui viennent, une première vague de privatisation de l’entretien touchera 11 collèges (sur les 50 collèges publics) : Roye, Rosières-en-Santerre, Montdidier, Roisel, Amiens-Etouvie, Villers-Bretonneux, Amiens-Sagebien, Ailly-sur-Noye, Poix-de-Picardie, Saint-Valery, Friville-Escarbotin.
Demain, il y aura donc moins d’adultes dans les collèges avec les conséquences en terme de climat scolaire qui en découlent.

Mais aussi, refusant de s’associer à l’Etat pour développer le plan numérique au collège, l’exécutif départemental a fait le choix de ne plus assurer l’investissement nécessaire en matière de nouvelles technologies. Le nombre de commissions destinées à répondre aux établissement scolaires en terme de dotation de matériel informatique et numérique passe de deux à une seule par an. La durée de vie, avant remplacement d’un ordinateur, est repoussée à 10 ans ! Les sommes consacrées à l’équipement ne permettent plus, sans même parler de développement, de maintenir le parc existant.

Mais encore, le plan de restructuration de certains collèges très dégradés est repoussé sine die, les ressources numériques pour aider les élèves en difficultés ne sont plus financées, le double-jeu de manuels scolaires pour alléger le poids des cartables est supprimé, les Centres d’Information et d’orientation sont abandonnés, etc, etc…

Enfin, Laurent Somon, Président du Conseil départemental refuse toujours de mettre un terme aux rumeurs concernant la possibilité de fermeture de certains collèges. Au contraire, lors de son discours à l’occasion de l’ouverture des débats sur le Budget supplémentaire, il a déclaré réflechir à toutes les éventualités, y compris celle de la fermeture.

Les élus et militants socialistes s’opposeront avec la plus grande fermeté à cette politique de destruction du service public d’éducation.

Philippe CASIER
Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.