Archives par mot-clé : Grève

Débrayages à Procter & Gamble Amiens

Une partie des salariés de Procter & Gamble (PG) à Amiens procédait à des débrayages mercredi, pour demander une augmentation de 50 euros pour tous les salariés et contre « le mal-être au travail », a indiqué à l’AFP une source syndicale.

Mécontents de l’issue des négociations salariales, le quart des équipes de nuit ont cessé le travail pendant deux heures, soit 48 salariés sur 200, selon Jocelyn Bédé, délégué syndical CFDT. Le mouvement se poursuivait avec les équipes de jour.

Selon le délégué, l’intersyndicale – composée également de la CGT, FO et la CFTC – a appelé à faire grève « contre le mal-être au travail, les salaires qui sont bloqués et toujours plus de travail et de pression ».

Jointe par l’AFP, la direction du site, qui emploie quelque 950 salariés, n’a pas souhaité s’exprimer.

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Valeo à Amiens, les salariés en grève pour la défense du pouvoir d’achat

Le site amiénois du sous-traitant automobile  Valeo est en grève. Les ouvriers dénoncent les propositions faites par la direction durant les négociations salariales annuelles.

Depuis le lundi 7 mars 2011, les salariés de l’usine Valeo de la Zone industrielle Nord d’Amiens sont en Grève. Les ouvriers dénoncent les propositions faites par la direction durant les négociations salariales annuelles. 

La Grève porte sur les salaires, primes, chèques-carburant et les conditions de travail.

L’intersyndicale (CGT, Sud, CFDT) juge ces propositions insuffisantes, alors que les salariés ont observé une chute de leur pouvoir d’achat et, par répercussion, de leur niveau de vie. Ils expliquent notamment qu’ils ne peuvent plus se permettre le moindre relâchement dans la surveillance de leurs finances. Certains ont renoncé aux loisirs et aux vacances, faute d’argent, privilégiant désormais les budgets nourriture et essence.

 

Cette consultation va s’effectuer sur toutes les équipes.

Les salariés et les cadres non grévistes ont libre accès à l’entreprise, trois piquets de grève bloquent les camions, la grève est largement suivie et la production est de fait très ralentie.

Loin de ces préoccupations, l’équipementier automobile français Valeo, qui a renoué en 2010 avec les bénéfices, a relevé mercredi ses objectifs à moyen terme et vise à présent un chiffre d’affaires qui pourrait atteindre 14 milliards en 2015.

L’équipementier va proposer le versement d’un dividende de 1,20 euro par action lors de sa prochaine assemblée générale, selon une présentation faite dans le cadre de ses journées investisseuses

« L’humanité » Jean Marie Faucillon

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Conflit à la CFT : des avancées lors des négociations

Logo Amiens Métropole

Suite à l’intervention d’Etienne Demangeon, médiateur nommé lundi 14 juin par Gilles Demailly, président d’Amiens Métropole, les négociations qui avaient été rompues jeudi dernier ont repris
dès hier soir jusque tard dans la nuit et aujourd’hui depuis 10h30.

A l’issue de cette journée de travail entre les représentants de la direction de la CFT et ceux de la CGT et de la CFDT, des avancées ont pu être constatées et un certain nombre de propositions faites par la Direction d’Ametis devraient faire l’objet d’accords, soumis ce soir au vote lors de l’Assemblée générale des syndicats :

  • Le déroulement de carrière : définition de nouveaux coefficients et de règles claires concernant les promotions, plan senior ;
  • Le service contrôle : la direction s’engage a titulariser les trois agents à un poste de vérificateur de perception, ainsi que l’agent de maîtrise concerné ;
  • Les conditions de travail : points d’accord concernant les temps de battement et une ouverture de la discussion sur la rémunération des pauses.

Concernant les autres demandes relatives aux constitutions de service et aux conditions de travail, la direction de la CFT s’engage à mettre en place un comité de pilotage, avec un calendrier et un échéancier prédéfinis en étroite collaboration avec Amiens Métropole.

Les premières réunions pourraient avoir lieu dès le 1er juillet prochain. Par ailleurs, afin d’améliorer la qualité du réseau, Amiens Métropole souhaite la mise en place d’une commission qualité-sécurité, qui pourrait être créée dans les plus brefs délais, se réunir tous les deux mois et permettrait d’améliorer les conditions de travail des conducteurs.

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Conflit à la CFT : Gilles Demailly a nommé un médiateur

Gilles Demailly, maire d’Amiens et président d’Amiens Métropole, a nommé ce lundi 14 juin un médiateur dans le conflit opposant la direction et les grévistes de la Corporation Française des Transports (CFT), société gestionnaire d’Ametis, le réseau de transports en commun de l’agglomération amiénoise.

Gilles Demailly a confié cette mission de médiation à Etienne Demangeon, actuel directeur de l’ADUGA (Agence d’urbanisme du Grand Amiénois) et spécialiste des transports, qui a débuté sa mission ce jour, sitôt sa nomination connue.

Si la convention qui lie Amiens Métropole à la CFT exclut que la communauté d’agglomération puisse prendre directement part à la résolution de ce conflit interne à l’entreprise, Gilles Demailly a motivé sa décision de nommer un médiateur par l’absence totale de négociations constatée depuis le jeudi 10 juin, situation qui ne peut être acceptée au vu des attentes des usagers et du service public qui leur est dû.

Gilles Demailly a chargé Etienne Demangeon d’amener direction et représentants syndicaux, collectivement responsables de la situation actuelle, à réengager le dialogue dès ce soir. Il leur reviendra ensuite de négocier jusqu’à la conclusion d’un accord aboutissant à la fin de la grève et au retour à la normale du fonctionnement du réseau de transport urbain.

Cordialement,

Alexis Durand
attaché de presse Ville d’Amiens – Amiens Métropole
03 22 97 40 99
06 25 50 15 35

a.durand@amiens-metropole.com

www.amiens.fr

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Conflit à la CFT : Amiens Métropole appelle au respect des usagers et au dialogue entre syndicats et direction

Bus en site propreDepuis deux semaines, le réseau des transports d’Amiens Métropole est très gravement  perturbé par un conflit social interne à la Corporation Française des Transports (CFT), société gestionnaire des transports urbains dans le cadre d’une délégation de service public.

Le blocage complet du réseau Ametis depuis plusieurs jours pénalise injustement les usagers, notamment ceux dont les transports collectifs constituent le seul moyen de déplacement, mais aussi les jeunes, qui ne bénéficient plus du transport scolaire, et les lycéens et étudiants, actuellement en examens.

Amiens Métropole tient donc à exprimer, au nom de l’intérêt général et du service public dont elle est garante, et au nom des habitants qu’elle représente, sa condamnation de la paralysie du réseau. Quel que soit le motif du mouvement, cette situation intolérable ne saurait trouver le soutien de la collectivité.

Certains habitants lui demandent d’intervenir plus directement dans le conflit. Cette solution ne profiterait à personne : si Amiens Métropole joue son rôle en invitant les parties à négocier, il ne lui revient pas de s’immiscer dans un conflit interne à une entreprise, au risque de prendre parti, voire d’être taxée de clientélisme. C’est bien aux salariés, à leurs représentants syndicaux et à la direction de la CFT de trouver ensemble une issue à la grève.

Par ailleurs, Amiens Métropole tient à souligner que le développement des transports en commun constitue depuis 2008 l’une de ses priorités. Certains éléments sont là pour le rappeler :

  • 12, 5 millions d’euros ont été investis dans l’achat de 43 bus neufs :
  • des travaux d’aménagement ont été réalisés route d’Abbeville et d’autres de la même envergure sont prévus sur l’axe rue Jules-Barni/Jules-Ferry pour un budget de 4,4 millions d’euros ;
  • 70 salariés de la CAP, sous-traitant de la SEMTA quand celle-ci était délégataire du réseau Ametis, ont été intégrés à la CFT. Ces salariés, qui relevaient antérieurement de la convention collective interurbaine, ont bénéficié dans le cadre de cette intégration d’un alignement sur la convention collective urbaine qui s’applique aux salariés de la CFT, ce qui a augmenté les charges salariales de l’ordre de 15 %, pour un montant estimé à 400 000 euros.

Enfin, Amiens Métropole rappelle que, depuis deux ans, des avancées significatives ont été accordées au personnel de la CFT suite aux négociations annuelles obligatoires (NAO) de 2008 et de 2009. Ces NAO ont abouti à la revalorisation du pouvoir d’achat des salariés (tous avantages confondus) de 5,6 % en 2009 puis de 2,7 % en 2010 (1,7 % au 1er janvier et 1% au 1er juillet), soit plus de 8% en deux ans.

Devant l’urgence à sortir de l’impasse, Amiens regrette l’échec de la médiation mise en place par la Préfecture et renouvelle son appel solennel à la direction et aux syndicats de la CFT à faire preuve de responsabilité et à reprendre la voie du dialogue, seule condition d’un règlement du conflit.

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