Conflit à la CFT : des avancées lors des négociations

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Suite à l’intervention d’Etienne Demangeon, médiateur nommé lundi 14 juin par Gilles Demailly, président d’Amiens Métropole, les négociations qui avaient été rompues jeudi dernier ont repris
dès hier soir jusque tard dans la nuit et aujourd’hui depuis 10h30.

A l’issue de cette journée de travail entre les représentants de la direction de la CFT et ceux de la CGT et de la CFDT, des avancées ont pu être constatées et un certain nombre de propositions faites par la Direction d’Ametis devraient faire l’objet d’accords, soumis ce soir au vote lors de l’Assemblée générale des syndicats :

  • Le déroulement de carrière : définition de nouveaux coefficients et de règles claires concernant les promotions, plan senior ;
  • Le service contrôle : la direction s’engage a titulariser les trois agents à un poste de vérificateur de perception, ainsi que l’agent de maîtrise concerné ;
  • Les conditions de travail : points d’accord concernant les temps de battement et une ouverture de la discussion sur la rémunération des pauses.

Concernant les autres demandes relatives aux constitutions de service et aux conditions de travail, la direction de la CFT s’engage à mettre en place un comité de pilotage, avec un calendrier et un échéancier prédéfinis en étroite collaboration avec Amiens Métropole.

Les premières réunions pourraient avoir lieu dès le 1er juillet prochain. Par ailleurs, afin d’améliorer la qualité du réseau, Amiens Métropole souhaite la mise en place d’une commission qualité-sécurité, qui pourrait être créée dans les plus brefs délais, se réunir tous les deux mois et permettrait d’améliorer les conditions de travail des conducteurs.

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Conflit à la CFT : Gilles Demailly a nommé un médiateur

Gilles Demailly, maire d’Amiens et président d’Amiens Métropole, a nommé ce lundi 14 juin un médiateur dans le conflit opposant la direction et les grévistes de la Corporation Française des Transports (CFT), société gestionnaire d’Ametis, le réseau de transports en commun de l’agglomération amiénoise.

Gilles Demailly a confié cette mission de médiation à Etienne Demangeon, actuel directeur de l’ADUGA (Agence d’urbanisme du Grand Amiénois) et spécialiste des transports, qui a débuté sa mission ce jour, sitôt sa nomination connue.

Si la convention qui lie Amiens Métropole à la CFT exclut que la communauté d’agglomération puisse prendre directement part à la résolution de ce conflit interne à l’entreprise, Gilles Demailly a motivé sa décision de nommer un médiateur par l’absence totale de négociations constatée depuis le jeudi 10 juin, situation qui ne peut être acceptée au vu des attentes des usagers et du service public qui leur est dû.

Gilles Demailly a chargé Etienne Demangeon d’amener direction et représentants syndicaux, collectivement responsables de la situation actuelle, à réengager le dialogue dès ce soir. Il leur reviendra ensuite de négocier jusqu’à la conclusion d’un accord aboutissant à la fin de la grève et au retour à la normale du fonctionnement du réseau de transport urbain.

Cordialement,

Alexis Durand
attaché de presse Ville d’Amiens – Amiens Métropole
03 22 97 40 99
06 25 50 15 35

a.durand@amiens-metropole.com

www.amiens.fr

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Conflit à la CFT : Amiens Métropole appelle au respect des usagers et au dialogue entre syndicats et direction

Bus en site propreDepuis deux semaines, le réseau des transports d’Amiens Métropole est très gravement  perturbé par un conflit social interne à la Corporation Française des Transports (CFT), société gestionnaire des transports urbains dans le cadre d’une délégation de service public.

Le blocage complet du réseau Ametis depuis plusieurs jours pénalise injustement les usagers, notamment ceux dont les transports collectifs constituent le seul moyen de déplacement, mais aussi les jeunes, qui ne bénéficient plus du transport scolaire, et les lycéens et étudiants, actuellement en examens.

Amiens Métropole tient donc à exprimer, au nom de l’intérêt général et du service public dont elle est garante, et au nom des habitants qu’elle représente, sa condamnation de la paralysie du réseau. Quel que soit le motif du mouvement, cette situation intolérable ne saurait trouver le soutien de la collectivité.

Certains habitants lui demandent d’intervenir plus directement dans le conflit. Cette solution ne profiterait à personne : si Amiens Métropole joue son rôle en invitant les parties à négocier, il ne lui revient pas de s’immiscer dans un conflit interne à une entreprise, au risque de prendre parti, voire d’être taxée de clientélisme. C’est bien aux salariés, à leurs représentants syndicaux et à la direction de la CFT de trouver ensemble une issue à la grève.

Par ailleurs, Amiens Métropole tient à souligner que le développement des transports en commun constitue depuis 2008 l’une de ses priorités. Certains éléments sont là pour le rappeler :

  • 12, 5 millions d’euros ont été investis dans l’achat de 43 bus neufs :
  • des travaux d’aménagement ont été réalisés route d’Abbeville et d’autres de la même envergure sont prévus sur l’axe rue Jules-Barni/Jules-Ferry pour un budget de 4,4 millions d’euros ;
  • 70 salariés de la CAP, sous-traitant de la SEMTA quand celle-ci était délégataire du réseau Ametis, ont été intégrés à la CFT. Ces salariés, qui relevaient antérieurement de la convention collective interurbaine, ont bénéficié dans le cadre de cette intégration d’un alignement sur la convention collective urbaine qui s’applique aux salariés de la CFT, ce qui a augmenté les charges salariales de l’ordre de 15 %, pour un montant estimé à 400 000 euros.

Enfin, Amiens Métropole rappelle que, depuis deux ans, des avancées significatives ont été accordées au personnel de la CFT suite aux négociations annuelles obligatoires (NAO) de 2008 et de 2009. Ces NAO ont abouti à la revalorisation du pouvoir d’achat des salariés (tous avantages confondus) de 5,6 % en 2009 puis de 2,7 % en 2010 (1,7 % au 1er janvier et 1% au 1er juillet), soit plus de 8% en deux ans.

Devant l’urgence à sortir de l’impasse, Amiens regrette l’échec de la médiation mise en place par la Préfecture et renouvelle son appel solennel à la direction et aux syndicats de la CFT à faire preuve de responsabilité et à reprendre la voie du dialogue, seule condition d’un règlement du conflit.

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Mouvement de grève à la CFT : réaction d’Amiens Métropole

Les grévistes s'invitent à la séance d'Amiens métropole

Depuis le début du conflit qui oppose certains salariés à leur direction au sein de la CFT, délégataire pour Amiens Métropole de son réseau de bus Ametis, la Métropole n’est pas intervenue dans le cadre des négociations et n’entend pas déroger à cette position.

Cependant, Amiens Métropole tient à faire part aux usagers de sa désapprobation des désordres disproportionnés qu’ils subissent depuis une semaine.

Le non-respect de ces usagers, à qui les élus expriment toute leur sympathie, est jugé inadmissible par Amiens Métropole.

Les agissements d’une minorité de salariés, tels que les actes de dégradation de leur outil de travail ou l’entrave au travail de leurs collègues non-grévistes, sont tout aussi condamnables.

Amiens Métropole souhaite donc un règlement du conflit tenant compte de l’intérêt de tous et permettant un retour rapide au fonctionnement normal du service dû à la population.

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Voyage d’études des Conseils d’habitants d’Amiens Sud et Est, au Mans

Quinze habitants du Sud et Sud Est et cinq élus d’Amiens se sont rendus,
le Samedi 29 Mai, dans la Ville du Mans pour y étudier les déplacements des résidents.

Nous avons été accueillis par Yves Ollivier, Adjoint à la Démocratie locale et Jean François Soulard, Président de la SETRAM.

Le Mans est une ville de 148.000 habitants, la Métropole en comptant 190.000 répartis entre Le Mans et 9 communes périphériques. La Ville a été construite à l’origine sur un éperon rocheux dominant le confluent de deux rivières : l’Huisne et la Sarthe, qui a donné son nom au département.

Le Tramway du Mans a nécessité 6 ans de travail : 3ans d’études et 3 ans de travaux. Commencé en 2002, il a été inauguré en 2008. Il se présente comme un gigantesque Y, de 15,5 km de long, joignant, du Nord au Sud, «ANTARES », pôle de Sport et de Loisirs, à l’Université, en passant par la gare SNCF et le Centre Ville.

Nous avons pris le Tram, à deux reprises : il est silencieux, esthétique, confortable, facile d’accès pour les personnes à mobilité réduite(les quais sont à la hauteur du plancher du tram). Sur une grande partie du trajet, il circule sur une surface engazonnée, ce qui est du plus bel effet.


Visite au Mans des Conseils d’habitants
envoyé par Amiens_Socialiste. – L’actualité du moment en vidéo.


La gare SNCF est un pôle multimodale : on peut y arriver en TGV (55 minutes pour rejoindre Paris, soit le temps que les Amiénois pourraient mettre si le barreau Creil-Roissy était décidé !) et avoir le choix à la sortie entre le Tram, les autobus, le vélo en libre service comme le Velam ou le Velib, ou le Taxi.

Trois parcs relais sont installés aux terminus du tram. Les habitants du Mans Métropole peuvent  facilement y laisser leur voiture et se rendre dans le centre ville en transport collectif, sans être englué dans la circulation automobile. Le cadencement des rames est de 4,5 minutes, aux heures de pointe. La régularité du tram permet de compenser la vitesse moyenne modeste (19 km/heure, y compris les arrêts), ce qui est sensiblement plus que les 14km/heure des bus à Amiens.

Nous avons constaté que les Mansaux prennent le Tram aussi facilement que les Parisiens prennent le métro. La fréquentation est en constante progression et diminue de façon notable la circulation automobile en centre ville. Un grand parking souterrain dans le centre permet, cependant, aux Mansaux qui y travaillent ou à ceux qui ont à porter des charges lourdes, de se garer.

Nous avons été collectivement séduits par ce mode de transport. Beaucoup des habitants d’Amiens présents, dont certains connaissaient des exemples de tram dans d’autres villes, ne l’avaient pas envisagé sous l’angle de l’aménagement par une Municipalité et des contraintes de tout ordre qui se posaient pour la réalisation d’un tel équipement.

Parmi elles, la contrainte financière : le tram du Mans a coûté 300 millions d’€. C’est une somme considérable qui dépasse de beaucoup l’investissement de la Ville d’Amiens ou de la Métropole (de 30 à 50 millions €, par an). Cependant un tram se construit sur plusieurs années (au minimum, trois). Les ressources propres de notre ville peuvent être abondées par l’augmentation du versement transport(VT) des entreprises de plus de 9 salariés, la participation de l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, les subventions des Collectivités locales, Conseil Général et Régional. Enfin, Amiens, qui est peu endetté peut avoir recours à l’emprunt.

Ce fut une belle expérience. Nous n’avons pas les 24 heures du Mans, mais nous avons un festival du Film, de la BD, une cathédrale classée au patrimoine mondiale, des hortillonnages réputées et un urbanisme intéressant dans le quartier St Leu. Nous avons simplement à croire en nous-mêmes et à faire rentrer Amiens dans la modernité. Le tram peut nous y aider. Le barreau Creil-Roissy, aussi. A nous de faire progresser l’idée, avec l’aide des habitants d’Amiens.

Jean-François Liquier

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