Archives de catégorie : Développement local

Conflit à la CFT : Amiens Métropole appelle au respect des usagers et au dialogue entre syndicats et direction

Bus en site propreDepuis deux semaines, le réseau des transports d’Amiens Métropole est très gravement  perturbé par un conflit social interne à la Corporation Française des Transports (CFT), société gestionnaire des transports urbains dans le cadre d’une délégation de service public.

Le blocage complet du réseau Ametis depuis plusieurs jours pénalise injustement les usagers, notamment ceux dont les transports collectifs constituent le seul moyen de déplacement, mais aussi les jeunes, qui ne bénéficient plus du transport scolaire, et les lycéens et étudiants, actuellement en examens.

Amiens Métropole tient donc à exprimer, au nom de l’intérêt général et du service public dont elle est garante, et au nom des habitants qu’elle représente, sa condamnation de la paralysie du réseau. Quel que soit le motif du mouvement, cette situation intolérable ne saurait trouver le soutien de la collectivité.

Certains habitants lui demandent d’intervenir plus directement dans le conflit. Cette solution ne profiterait à personne : si Amiens Métropole joue son rôle en invitant les parties à négocier, il ne lui revient pas de s’immiscer dans un conflit interne à une entreprise, au risque de prendre parti, voire d’être taxée de clientélisme. C’est bien aux salariés, à leurs représentants syndicaux et à la direction de la CFT de trouver ensemble une issue à la grève.

Par ailleurs, Amiens Métropole tient à souligner que le développement des transports en commun constitue depuis 2008 l’une de ses priorités. Certains éléments sont là pour le rappeler :

  • 12, 5 millions d’euros ont été investis dans l’achat de 43 bus neufs :
  • des travaux d’aménagement ont été réalisés route d’Abbeville et d’autres de la même envergure sont prévus sur l’axe rue Jules-Barni/Jules-Ferry pour un budget de 4,4 millions d’euros ;
  • 70 salariés de la CAP, sous-traitant de la SEMTA quand celle-ci était délégataire du réseau Ametis, ont été intégrés à la CFT. Ces salariés, qui relevaient antérieurement de la convention collective interurbaine, ont bénéficié dans le cadre de cette intégration d’un alignement sur la convention collective urbaine qui s’applique aux salariés de la CFT, ce qui a augmenté les charges salariales de l’ordre de 15 %, pour un montant estimé à 400 000 euros.

Enfin, Amiens Métropole rappelle que, depuis deux ans, des avancées significatives ont été accordées au personnel de la CFT suite aux négociations annuelles obligatoires (NAO) de 2008 et de 2009. Ces NAO ont abouti à la revalorisation du pouvoir d’achat des salariés (tous avantages confondus) de 5,6 % en 2009 puis de 2,7 % en 2010 (1,7 % au 1er janvier et 1% au 1er juillet), soit plus de 8% en deux ans.

Devant l’urgence à sortir de l’impasse, Amiens regrette l’échec de la médiation mise en place par la Préfecture et renouvelle son appel solennel à la direction et aux syndicats de la CFT à faire preuve de responsabilité et à reprendre la voie du dialogue, seule condition d’un règlement du conflit.

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Mouvement de grève à la CFT : réaction d’Amiens Métropole

Les grévistes s'invitent à la séance d'Amiens métropole

Depuis le début du conflit qui oppose certains salariés à leur direction au sein de la CFT, délégataire pour Amiens Métropole de son réseau de bus Ametis, la Métropole n’est pas intervenue dans le cadre des négociations et n’entend pas déroger à cette position.

Cependant, Amiens Métropole tient à faire part aux usagers de sa désapprobation des désordres disproportionnés qu’ils subissent depuis une semaine.

Le non-respect de ces usagers, à qui les élus expriment toute leur sympathie, est jugé inadmissible par Amiens Métropole.

Les agissements d’une minorité de salariés, tels que les actes de dégradation de leur outil de travail ou l’entrave au travail de leurs collègues non-grévistes, sont tout aussi condamnables.

Amiens Métropole souhaite donc un règlement du conflit tenant compte de l’intérêt de tous et permettant un retour rapide au fonctionnement normal du service dû à la population.

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Voyage d’études des Conseils d’habitants d’Amiens Sud et Est, au Mans

Quinze habitants du Sud et Sud Est et cinq élus d’Amiens se sont rendus,
le Samedi 29 Mai, dans la Ville du Mans pour y étudier les déplacements des résidents.

Nous avons été accueillis par Yves Ollivier, Adjoint à la Démocratie locale et Jean François Soulard, Président de la SETRAM.

Le Mans est une ville de 148.000 habitants, la Métropole en comptant 190.000 répartis entre Le Mans et 9 communes périphériques. La Ville a été construite à l’origine sur un éperon rocheux dominant le confluent de deux rivières : l’Huisne et la Sarthe, qui a donné son nom au département.

Le Tramway du Mans a nécessité 6 ans de travail : 3ans d’études et 3 ans de travaux. Commencé en 2002, il a été inauguré en 2008. Il se présente comme un gigantesque Y, de 15,5 km de long, joignant, du Nord au Sud, «ANTARES », pôle de Sport et de Loisirs, à l’Université, en passant par la gare SNCF et le Centre Ville.

Nous avons pris le Tram, à deux reprises : il est silencieux, esthétique, confortable, facile d’accès pour les personnes à mobilité réduite(les quais sont à la hauteur du plancher du tram). Sur une grande partie du trajet, il circule sur une surface engazonnée, ce qui est du plus bel effet.


Visite au Mans des Conseils d’habitants
envoyé par Amiens_Socialiste. – L’actualité du moment en vidéo.


La gare SNCF est un pôle multimodale : on peut y arriver en TGV (55 minutes pour rejoindre Paris, soit le temps que les Amiénois pourraient mettre si le barreau Creil-Roissy était décidé !) et avoir le choix à la sortie entre le Tram, les autobus, le vélo en libre service comme le Velam ou le Velib, ou le Taxi.

Trois parcs relais sont installés aux terminus du tram. Les habitants du Mans Métropole peuvent  facilement y laisser leur voiture et se rendre dans le centre ville en transport collectif, sans être englué dans la circulation automobile. Le cadencement des rames est de 4,5 minutes, aux heures de pointe. La régularité du tram permet de compenser la vitesse moyenne modeste (19 km/heure, y compris les arrêts), ce qui est sensiblement plus que les 14km/heure des bus à Amiens.

Nous avons constaté que les Mansaux prennent le Tram aussi facilement que les Parisiens prennent le métro. La fréquentation est en constante progression et diminue de façon notable la circulation automobile en centre ville. Un grand parking souterrain dans le centre permet, cependant, aux Mansaux qui y travaillent ou à ceux qui ont à porter des charges lourdes, de se garer.

Nous avons été collectivement séduits par ce mode de transport. Beaucoup des habitants d’Amiens présents, dont certains connaissaient des exemples de tram dans d’autres villes, ne l’avaient pas envisagé sous l’angle de l’aménagement par une Municipalité et des contraintes de tout ordre qui se posaient pour la réalisation d’un tel équipement.

Parmi elles, la contrainte financière : le tram du Mans a coûté 300 millions d’€. C’est une somme considérable qui dépasse de beaucoup l’investissement de la Ville d’Amiens ou de la Métropole (de 30 à 50 millions €, par an). Cependant un tram se construit sur plusieurs années (au minimum, trois). Les ressources propres de notre ville peuvent être abondées par l’augmentation du versement transport(VT) des entreprises de plus de 9 salariés, la participation de l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, les subventions des Collectivités locales, Conseil Général et Régional. Enfin, Amiens, qui est peu endetté peut avoir recours à l’emprunt.

Ce fut une belle expérience. Nous n’avons pas les 24 heures du Mans, mais nous avons un festival du Film, de la BD, une cathédrale classée au patrimoine mondiale, des hortillonnages réputées et un urbanisme intéressant dans le quartier St Leu. Nous avons simplement à croire en nous-mêmes et à faire rentrer Amiens dans la modernité. Le tram peut nous y aider. Le barreau Creil-Roissy, aussi. A nous de faire progresser l’idée, avec l’aide des habitants d’Amiens.

Jean-François Liquier

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Projet citadelle

Citadelle Vauban Amiens

Projet Citadelle : un jury pluridisciplinaire de haute tenue pour une université au cœur du projet urbain

Le 30 avril était lancé l’avis d’appel public à la concurrence relatif au projet d’aménagement du site de la Citadelle d’Amiens. Ce projet, estimé à 163 M€, se caractérise par ses enjeux à la fois urbanistiques, universitaires, patrimoniaux et architecturaux. Il permettra d’ouvrir ce site historique de 18 hectares sur la ville et les quartiers environnants tout en accueillant, en deux vagues (la première dès 2014), quelque 8 000 étudiants.

(voir dossier de presse en pièce jointe)

La date de remise des candidatures est arrêtée au 1er juin. Afin de sélectionner quatre candidatures – parmi lequel se trouvera le lauréat qui sera désigné en décembre 2010 –, Amiens Métropole a composé un jury réunissant des spécialistes reconnus internationalement. Ce jury fera connaître les noms des quatre agences retenues le 22 juin.  Il se compose comme suit :

Les spécialistes :

  • François Barré (président du jury) : ancien président du Centre Pompidou et de l’Institut français d’Architecture, président du FRAC-Île de France-Le Plateau, du Domaine de Chaumont-sur-Loire, d’Arc en rêve, du centre d’architecture à Bordeaux…
  • Andrea Bruno : architecte turinois, président du Centre d’études pour la conservation du patrimoine architectural et urbain à l’université catholique de Louvain (Belgique). Prix spécial du jury Construction Acier pour le projet d’extension du théâtre des Brigittines à Bruxelles en 2008, prix Europa Nostra pour le projet d’aménagement de la Manica Lunga au château de Rivoli (Italie) en 1993 et pour le projet de restauration du Cirque Romain de Tarragone (Espagne) en 1995, il a aussi réalisé le Musée de la Corse dans la Citadelle de Corte en 1997.
  • François Grether : urbaniste, il a réalisé avec l’équipe de son atelier d’urbanisme et d’architecture la conception d’importants projets urbains comme Clichy-Batignolles, Euralille, Lyon Confluence, Gerland, Boulogne-Billancourt Ile Seguin ou quartiers Nord d’Amiens.
  • Alfred Peter : paysagiste, il a réfléchi à l’aménagement des remparts d’Avignon, l’intégration urbaine du tramway de Strasbourg, la place de la Bourse de Strasbourg, l’extension et la rénovation du réseau de tramway de Marseille, les premières lignes Transports en commun en site propre de Dijon.
  • Myrto Vitart : architecte, elle a remporté le Prix Architecture de Bretagne pour les Archives départementales d’Ile et Vilaine en 2008 et le Prix du Moniteur Equerre d’Argent pour le Palais des Beaux Arts de Lille en 1997. Elle a également mené la réhabilitation et l’extension de la médiathèque André-Malraux de Strasbourg.
  • Florence Lipsky : architecte, professeur à l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires à Marne-La-Vallée, elle réalise actuellement le Pôle d’administration publique de Strasbourg (pôle de 2 200 étudiants regroupant notamment Sciences Po Strasbourg et le Pôle de compétence en propriété intellectuelle). Elle a déjà travaillé sur plusieurs projets universitaires (campus de Grenoble en 1995 et de Troyes en 2009, bibliothèque universitaire d’Orléans en 2005…)
  • François Chaslin : architecte, critique, professeur à l’école d’architecture de Paris-Malaquais et, depuis 1999, producteur sur France Culture de Métropolitains, émission de radio hebdomadaire consacrée à l’architecture.

Les élus :

  • Gilles Demailly, maire d’Amiens, président d’Amiens Métropole.
  • Valérie Wadlow, maire-adjointe d’Amiens en charge de l’Urbanisme et du Stationnement, conseillère d’Amiens Métropole déléguée au Projet Urbain d’Agglomération auprès du Président.
  • Didier Cardon, vice-président d’Amiens Métropole en charge de la Formation d’intérêt communautaire et de l’Enseignement supérieur.
  • Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole en charge du Plan de déplacement urbain et des Transports collectifs et alternatifs.
  • Jean-Claude Renaux, vice-président d’Amiens Métropole en charge des Infrastructures et Voiries communautaires.
  • Serge Raïs, maire-adjoint d’Amiens en charge de la Voirie et des Espaces Verts.

Les partenaires :

  • Jean-Louis Mucchielli, recteur de l’Académie d’Amiens, chancelier des universités (représentant de l’Etat).
  • Claude Gewerc, président du conseil régional de Picardie.
  • Christian Manable, président du conseil général de la Somme.
  • Georges Fauré, président de l’université de Picardie Jules-Verne.


Pièce jointe : dossier de presse et photo aérienne du site

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