Résumé de la conférence de Nicolas Ravailhe sur l’Europe du 22 04 2016

L’orateur a insisté sur les rapports de force entre les Etats composant l’U.E. Il considère que l’Europe politique, qui pourrait prendre la forme d’une Europe Fédérale, est engagée, mais que c’est surtout l’achèvement du marché interne entre les 28 pays membres, qui a la priorité.

Sur le plan intérieur, les harmonisations fiscales et sociales des Etats membres relèvent plus de négociations bilatérales (Europe-Etat ou Etat-Etat) que d’une politique choisie Européenne. Dans les deux cas, ce sont les rapports de force qui dominent. Et pourtant, les dumping sociaux et fiscaux fleurissent en Europe : Irelande, Belgique, etc…

Dans ce contexte, les délocalisations sont un moyen de survie des entreprises. Si un pays ne les fait pas, il rend les armes à ses concurrents. L’Europe fonctionne ainsi. Si un pays ne l’accepte pas, il est mort.

Sur le plan extérieur, l’orateur a parlé du Brexit et des rapports de l’U.E avec la Chine.

Le Brexit : La Grande Bretagne ne faisant pas partie de la zone Euro et de l’Espace Schengen, les conséquences pour l’Europe seront limitées. L’Europe à la carte est le contraire de ce que nous voulons. C’est pourtant ce que les partisans anglais du Brexit veulent. Les Anglais sont gros contributeur du Budget Européen. Ils y laisseront un trou béant. Ils comptent négocier des accords commerciaux bilatéraux avec les USA. Obama préfère, pour le moment, traiter avec l’U.E. Qu’en sera-t-il, en 2017, après les élections présidentielles américaines ?

La Chine : Ce qui est en cause est le statut automatique d’économie de marché, qui lui est accordé. La Chine peut commercer avec l’U.E sur un pied d’égalité. On prévoit, à terme, la perte de 3 millions d’emplois, en Europe. L’U.E veut organiser des représailles par filières, mais les Etats doivent s’entendre sur les filières à défendre ou à ne pas défendre !

Jean-Claude Placiard, secrétaire de section d’Amiens Nord, a pris la parole pour déplorer que l’U.E ait abandonné la dimension politique et sociale au profit d’une logique purement marchande et monétaire, ce qui expliquerait l’abstention forte des Français aux Elections Européennes.

L’orateur a défendu l’idée qu’abandonner le marché au profit des valeurs à défendre reviendrait à un suicide collectif. Cependant, les Socialistes ne doivent pas renoncer à porter nos valeurs……

Résumé proposé par Jean-françois Liquier.

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