Les jeunes et la politique, par Benjamin Lucas

Président du mouvement des jeunes socialistes
Président du mouvement des jeunes socialistes

Les jeunes sont au cœur du discours politique. Ils l’étaient pour F.Hollande, en Mai 2012. Ils le sont encore aujourd’hui, quand on fait appel à eux pour légitimer un programme électoral, quel qu’il soit.

Pourtant, 7 jeunes sur 10 se sont abstenus aux dernières élections régionales (alors que 7 séniors sur 10 ont voté). Il y a une défiance des jeunes vis-à-vis de la politique. Ils n’ont plus l’impression de maîtriser leur destin par un bulletin de vote.

Les conséquences sont 1/ le premier parti des jeunes de 18 à 25 ans est l’abstention. 2/ s’ils votent, une partie importante d’entre eux se prononcent pour l’extrême droite. Les jeunes FN ne sont plus majoritairement des néonazis, mais des jeunes qui peuvent avoir une formation politique intéressante.

Pourquoi ? Les jeunes qui sont nés dans les années 1980 -1990 n’ont plus d’idéal. La chute du mur en 1989 les a laissés avec la perspective unique d’un monde dominé par le libéralisme. Ils n’ont connu en Europe que la crise. 150.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification et comme la croissance est faible et crée peu d’emplois, ils sont les premières victimes, avec les femmes, de la précarité de l’offre, avec les embauches massives et répétitives en CDD. C’est la première génération, depuis longtemps, qui pense qu’elle va vivre moins bien que la précédente.

Les jeunes ne sont pas représentés dans les organes de pouvoir de la Nation. A l’Assemblée Nationales, c’est la première législature où il n’y a pas d’élus de moins de 30 ans.

Que faire, alors ? 1/Tenir les engagements électoraux. La déchéance de Nationalité et la loi travail n’étaient pas dans les promesses du candidat Hollande, en 2012. Cependant, des mesures intéressantes ont été prises pour les jeunes : Le tiers payant pour la santé, le remboursement de 1’IVG, à 100%, les emplois d’avenir (140.000, à ce jour), la prime d’activité, l’augmentation des bourses d’études, pour les étudiants.

Mais, une addition de mesures, même positives, pour les jeunes ne fait pas une politique de la jeunesse.

2/ Il faut partager le temps de travail. Nous sommes dans un pays au taux de croissance faible qui crée peu ou pas d’emploi, avec une productivité forte qui augmentera encore dans les années qui viennent, et un chômage de masse.

La conclusion est qu’il faut partager le temps de travail pour réduire massivement le nombre de chômeurs, et en particulier celui des jeunes. C’est une des propositions des jeunes socialistes.

Résumé proposé par Jean François Liquier

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