Canton Amiens Sud : Hubert Henno passe la main…

Hubert Henno ne se représentera pas sur le Canton Sud d’Amiens, où il était Conseiller Général depuis 1973.

Il affirme « vouloir passer le flambeau à la génération qui suit » et est persuadé que « la droite reprendra le Conseil général », en Mars 2011, avec le candidat, sinon unique de la droite, du moins investi par l’UMP.

Il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités. Les électeurs ont encore leur mot à dire, il me semble. Au passage, Hubert Henno se félicite de ses 40 ans passés en politique où il estime « avoir été au service de la population ».

Voir ! Comme vice Président en charge des transports à Amiens Métropole, H.Henno est crédité de « l’anneau vert », mais aussi du retrait des bus du centre ville, ce qui pénalisait les populations les plus fragiles physiquement et économiquement. Il était le garant, avec Gilles de Robien, de la mise en œuvre du Plan de Déplacement urbain(PDU), voté en 2002. Les transports collectifs ont été les grands oubliés de son action malgré les recommandations du plan. La Ville d’Amiens a pris à cette occasion 19 ans de retard. Gilles de Robien et Hubert Henno n’y croyaient pas. Ils croyaient en la voiture individuelle. Les parkings souterrains, véritables pompes à voitures, se sont multipliés et les projets, aussi. Le plan vélo, lui-même, a subi d’importants retards. Les cyclistes déplorent toujours des tronçons incomplets qui débouchent, le plus souvent, dans  la circulation automobile.


H.Henno était chargé, aussi, du Plan local d’Urbanisme(P.L.U). Ce mot même hérissait l’adjoint  à l’Urbanisme de la Ville d’Amiens. Un plan était une forme de contrainte collective qu’il qualifiait avec son ami Mézin, de « Soviétique ». Un plan ne s’accordait pas avec pas avec sa vision de gestion individuelle de la Cité, seule capable de promouvoir l’intérêt collectif. Il fallut tout le poids du Maire Gilles de Robien pour lui en faire admettre la nécessité. Il vit d’ailleurs le jour avec beaucoup de retard.
Hubert Henno ne supportait pas la contradiction. Dans les réunions de concertation qu’il organisait, à contre cœur, avec la population d’Amiens, il était tellement persuadé d’avoir raison qu’il se mettait en colère quand un Amiénois osait contester courtoisement un des aspects de son plan. La réunion d’ailleurs tournait court et de moins en moins de gens y participaient, tant la « mascarade de démocratie participative » avait fait le tour de la Ville. Hubert Henno avait une vision élitiste de l’action publique. Les élus avaient la vérité. Consulter la population était une perte de temps. C’était une vision Gaulliste de la politique. Encore que De Gaulle avait une autre envergure……

Alors, oui, Hubert Henno vous entamez une retraite qui laisse le champ libre pour la victoire d’un candidat de gauche qui fera, lui, autrement de la politique. C’est ce que nous allons nous efforcer de prouver.

Jean-françois Liquier


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