Non, le Parti Socialiste n’est pas mort!

Non, le Parti Socialiste n’est pas mort… Après le deuxième tour des législatives, de nombreux commentateurs ont annoncé la mort du PS, comme l’avait fait B.H.L, après les Présidentielles de 2007, ou M. Valls, après le Congrès de Reims, en 2008.
Il sera temps, lors de notre prochain Congrès, à l’Automne, de faire le bilan de ces 6 mois d’élections et d’en tirer tous les enseignements pour l’avenir de notre parti.

Avançons, cependant, quelques idées.

La « vieille maison », s’est transformée, au fil des conquêtes électorales passées, en une série d’appartements cloisonnés, où l’idéologie, la réflexion passaient bien après le choix du candidat le meilleur pour la prochaine élection. Les courants, qui étaient, au départ, une richesse d’idées partagées, se sont transformées en « écurie » pour tel ou tel candidat, avec un affrontement souvent violent, pour triompher, mettant en avant le nombre de ses partisans, dont tel ou tel pouvait de prévaloir.

 

Combien de jeunes ou moins jeunes, désirant entrer au PS, ont été rebutés par le marchandage entre les sections, l’opacité des enjeux, dont ils ne voyaient pas la finalité, et, surtout, l’absence de débats d’idées, qui les faisaient fuir à la première réunion de section, tant les critiques vis-à-vis de nos camarades aux responsabilités étaient vives, les calculs savants pour les remplacer prenaient le pas sur la discussion politique.
Le PS n’est pas mort, mais il faut le refonder. Il faut tout nettoyer de la cave au grenier, et garder les fondations, qui sont saines : le républicanisme, l’Humanisme, l’Internationalisme, le souci de concilier la défense des libertés individuelles et collectives et la réduction des inégalités de tous ordres, la critique du capitalisme.

Le travail doctrinal doit reprendre.

Il doit proposer aux français un idéal, qui, parce qu’il aura été le fruit d’une réflexion collective, deviendra désirable, notamment pour les classes populaire séduites par le Front National ou réfugiés dans l’abstention, parce qu’il sera préférable au laisser-faire, à la marchandisation des rapports sociaux, ou au nationalisme réactionnaire.
Au mois de Septembre, les conférences débats de l’Association des Amis de Jean Jaurès recommenceront, avec une direction renouvelée. Elle a montré, au cours des 15 réunions, de 2015 et 2016, qu’elle privilégiait le débat autour d’un exposé d’une personnalité, sans aucune exclusive.

Rejoignez-nous !

Non, le PS n’est pas mort. C’est à vous de le faire vivre, car ses fondations sont solides et la nouvelle maison ne demande que des mains pour l’ériger dessus.

Jean-françois Liquier.

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