Democratie représentative et participative

Une partie de la jeunesse française participe à des « Nuits debouts » pour demander, certes, le retrait de la loi travail « El Khomeri », mais, surtout, pour stigmatiser les partis politiques existants, de droite ou de gauche, qui ont trahi, selon eux, les promesses qui avaient été faites au Peuple, quand ils accédaient au pouvoir.

Certes. On peut comprendre leur désillusion dans une société française où plus de 20% des chômeurs sont des jeunes et où 8o% de leur embauches se font en CDD.

Cependant, si leur revendication est légitime, on peut se demander quel en sera le débouché.

Les plus éclairés d’entre eux se le demandent, aussi, et pressentent que leur cri ne sera entendu que s’il est repris et amplifié par leur représentant à l’Assemblée Nationale, élu, il y a 4 ans.

Ce qui est en cause est le rapport entre démocratie représentative et participative. D’aucun voudrait substituer l’une à l’autre et conférer à la démocratie participative la même légitimité qu’à la démocratie représentative.

Ce n’est pas possible. Aussi sincères et nombreux que ces jeune soient, ils ne représentent qu’une poignée des moins de 30 ans de France et qu’une petite partie des 20 millions d’électeurs de notre pays. De Gaulle disait que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille. Il faut affirmer, haut et fort, que la politique de la France ne se fait pas, non plus, dans la rue. Il y a , en démocratie, des échéances qui, grâce au bulletin de vote, permettent de renverser un pouvoir et de le remplacer par un autre.

Des élections présidentielles auront lieu dans un an. Il est encore temps pour ces jeunes de choisir un candidat, qui se présentera aux suffrages des Français, en Mai 2017. Il est encore temps de réunir tous les Français, qui pensent comme eux, qui ont les mêmes valeurs, les mêmes exigences, qui proposent les mêmes réformes et qui, pourquoi pas, renverront aux oubliettes les vieux partis d’antan.

On les attend. Ils verront que créer un parti politique n’est pas si simple et qu’il a fallu des générations pour que les « vieux » partis se constituent, après des luttes, des combats, des victoires, mais aussi des échecs des compromis, souvent, des compromissions, parfois, et accéder au pouvoir.

Sinon, c’est un homme fort qui ramasse la mise et qui met tout le monde d’accord, en imposant une dictature, comme Hitler, après la République de Weimar.

La démocratie doit être respectée. Elle est trop fragile pour la mettre en péril par une politique, au jour le jour, au gré des manifestations qui se succèdent dans la rue. La démocratie représentative doit avoir le dernier mot, même si le droit de manifester reste plein et entier.

Jean François Liquier

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Une réflexion au sujet de « Democratie représentative et participative »

  1. vous êtes écœurant … vous déclarez que les partisans de nuit debout ne sont pas représentatif des moins de 30 ans … étrange j’ai plus de 30 ans et hormis le mariage pour tous je ne vois pas la différence entre le PS et l’ex-UMP … mais il sort d’où ce critère de 30 ans ? d’où sortent vos chiffres ? un sondage représentatif de 1000 individus sur 66.6 millions de Français ( http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1581 ) ? citez vos sources !

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